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Zone de sécurité prioritaire

Le gouvernement, conformément aux engagements du Président de la République, a fait de la sécurité des Français une priorité de son action. Certains territoires souffrent plus que d’autres d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée. D’autres connaissent depuis quelques années une dégradation importante de leurs conditions de sécurité. La création des zones de sécurité prioritaires (ZSP) répond à la nécessité d’apporter à ces territoires des réponses durables et concrètes.

La démarche des zones de sécurité prioritaires insiste sur la prise en compte des circonstances et des problèmes locaux. Les territoires concernés ne sont pas, en effet, homogènes ou exposées aux mêmes phénomènes de délinquance.

Ils concernent aussi bien des grands ensembles urbains victimes de trafics ou de violences urbaines, que des centres-villes ou des quartiers anciens dont la physionomie de sécurité est dégradée, ou bien encore des zones péri-urbaines touchées par une forte délinquance de passage et des cambriolages.

Dispositifs souples et adaptables aux particularismes locaux, les ZSP reposent sur :

  • une méthode concrète : la détermination des segments de la délinquance à attaquer en priorité sur un territoire, un pilotage par objectifs orienté sur les lieux problématiques, et un partenariat resserré entre tous les acteurs locaux de la sécurité ;
  • un principe de proximité : la conduite de l’action et l’évaluation des résultats au plus près du terrain, en fonction des besoins de sécurité exprimés par la population ;
  • des moyens conjugués : la coordination de tout l’éventail des techniques policières (présence sur la voie publique, sécurisation, anti-criminalité, investigation, renseignement opérationnel), afin de mener aussi bien des actions de prévention et de dissuasion qu’une lutte déterminée contre les trafics structurés. En tant que territoires d’intervention prioritaires, les ZSP bénéficient de moyens dédiés.

La zone de sécurité prioritaire déployée à Clermont-Ferrand dans les quartiers de Saint-Jacques et des Vergnes a pour objectif de lutter contre les phénomènes de délinquance et qui y sont enracinés et contre le sentiment d’insécurité qu’ils génèrent. Son périmètre précis et son organisation ont été définis dans le cadre d’une concertation entre les services de l’Etat (Préfecture, Police) et les élus locaux.

Les quartiers Saint Jacques et des Vergnes sont situés en zone urbaine sensible (ZUS) et sont majoritairement composés de logement collectifs sociaux datant des années 60/70. En moyenne, 30 % de la population vit sous le seuil des bas revenus. Le quartier des Vergnes est isolé du reste du tissu urbain.

Un diagnostic partagé : Une évolution conséquente de la délinquance en 2012 et un sentiment d’insécurité

Les quartiers Saint-Jacques et Vergnes sont particulièrement touchés par les évènements de violences urbaines, d’atteintes aux agents de la force publique mais aussi par l’économie souterraine et le trafic de stupéfiants.

Le quartier Saint Jacques a connu en 2012 une augmentation de la délinquance de 50% par rapport à l’année 2011, le quartier des Vergnes de 68%. Ces augmentations sont principalement liées à une forte augmentation des atteintes aux biens et spécifiquement aux Vergnes des atteintes volontaires à l’intégrité physique. De plus, la problématique de l’occupation agressive de l’espace public et des halls d’immeubles se pose avec une acuité particulière.

 
 

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