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Protection des victimes de violences intrafamiliales dans le Puy-de-Dôme

 

Le confinement à domicile peut générer un terreau propice aux violences intrafamiliales. Pendant le premier confinement, dans le pays, une hausse de 30 % de ces violences a été constatée. Afin de protéger et soutenir au mieux les victimes, le Gouvernement a, dès le mois de mars, mis en place de nombreux dispositifs qui continuent d’exister aujourd’hui.

 

Partout en France
Le 3919, numéro d’écoute national est toujours en service, du lundi au samedi de 9h à 19h. L’appel est gratuit, anonyme et ne laisse pas de trace sur les factures téléphoniques. En cas d’urgence, les victimes de violences conjugales peuvent contacter le 17 ou le 114 par sms.

La plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes, disponible sur www.arretonslesviolences.gouv.fr, est accessible 24 h/24, 7 j/7. Elle permet aux victimes de dialoguer en direct et de manière anonyme avec des policiers et des gendarmes spécialement formés et de pouvoir bénéficier d’assistance et de conseils. En période de confinement et selon les besoins, la plateforme est renforcée.

Le 114 peut être contacté par les personnes victimes de violences par SMS. À l’origine destiné aux personnes sourdes et malentendantes, le 114 a été étendu aux victimes de violences intrafamiliales que seraient confinées, sans possibilité de parler au téléphone.

Enfin, grâce à une collaboration avec l’Ordre national des pharmaciens, les victimes peuvent s’adresser à leur pharmacien de quartier qui alertera les forces de l’ordre pour une prise en charge rapide.

Dans le Puy-de-Dôme
Toutes les structures qui interviennent dans la prise en charge des femmes victimes de violences conjugales continue d’assurer leurs missions et restent joignables sur leurs horaires habituels.

Les structures d’hébergement

Les structures d’hébergement continuent à fonctionner. Les prestations d’accompagnement social, d’entretien des locaux et de sécurité fonctionnent mais ont été adaptées pour concilier protection du public et protection des salariés. Les gestes barrières ont été mis en place et les résidentes formées à les appliquer.

Les associations

L’association AVEC 63 reste joignable pour l’ensemble des victimes pendant la période de confinement. Les situations d’urgence sont traitées avec les partenaires habituels (police, gendarmerie, 115, service de victimologie...) permettant ainsi de continuer à apporter des réponses aux sollicitations des victimes de violences conjugales.

Pour ce qui est de « l’accueil de jour pour les femmes victimes de violences conjugales », la prise en charge psychologique des femmes est maintenue. La psychologue continue à assurer ses entretiens psychologiques par téléphone. De plus, pour les femmes soumises à des horaires particuliers (milieu hospitalier, garde d’enfants à domicile…), la psychologue peut proposer des créneaux à des heures plus tardives ou plus adaptées. La psychologue pour enfants reste disponible le mercredi, sur ses horaires habituels de travail pour répondre aux demandes des mères concernant leurs enfants.

Pour l’accompagnement social, la référente sociale reste joignable sur ses horaires habituels de travail. Les rendez-vous physiques sont remplacés par des rendez-vous téléphoniques sans modifications des heures de rendez-vous. Pour toute nouvelle demande, elle peut rappeler les personnes pour leur proposer un RDV téléphonique ou échanger par mails pour celles qui préfèrent. Ainsi, des démarches ont pu être faites en ligne telles que des demandes de logement.
Le Préfet tient à rappeler que même durant cette période de reconfinement, la protection de toutes les victimes des violences intrafamiliales reste une priorité pour l’État. Il tient aussi à remercier toutes les associations qui continuent d’œuvrer afin de protéger et d’apporter des solutions à ces victimes.

Contact des services hospitaliers et associations d’aide aux victimes de violences intrafamiliales