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Observations sur le dossier - carrière de basalte - Saint Jean des Ollières

 

Vous trouverez ci-dessous les observations formulées dans le cadre du dossier Commune de Saint-Jean-des-Ollières : demande d’autorisation d’exploiter (renouvellement et extension) une carrière de basalte et ses installations annexes aux lieux-dits "Le Mercier", "Busséol" et "Bois de Busséol".

Retrouvez le dossier concerné par ces observations

Message du 2 juillet 2018 - M.mme Mouillaud - Mme Nordmann
Bonjour,
Habitants de la commune d’Isserteaux ne nous n’acceptons pas le projet d’extension de la carrière de Saint Jean des Ollières : amputation du paysage, nuisances sonores, dégradations des routes, émissions de plus de 800 tonnes de CO2/an... Nous tenons à continuer à vivre dans de bonne conditions et refusons ce projet.

Message du 2 juillet 2018 - M. Castillo
Bonjour,
Je suis contre le projet de saint jean des ollières.

Message du 4 juillet 2018 - Mme Laudet
Je m’oppose à l’extension de la carrière de basalte de Saint-Jean-des-Ollières.
Le triplement de la surface et le renouvellement pour 30 ans laissent présager la programmation d’une exploitation intensive du site. Même si la faune et la flore semblent préservées en apparence, la pollution atmosphérique liée aux poussières et à l’activité de la centrale d’enrobage pour les riverains est sous évaluée dans le rapport ainsi que le bruit lié aux décaissements aux alentours de l’excavation.
Nouvellement propriétaire aux environs directs du site de la Garde d’un bâtiment ancien et soucieuse de le restaurer dans le respect de l’identité des lieux et du paysage environnant, je suis fermement opposée à l’installation d’un site industriel générateur de nuisances au sein même du Parc naturel Régional du Livradois-Forez.

Message du 4 juillet 2018 - M. Mme Ginhoux
Remarques et questionnements concernant le projet d’extension de la carrière de Busséol située à Saint Jean des Ollières
Introduction
Vous trouverez ci-dessous un certain nombre de questionnements, de surprises mais aussi d’inquiétudes concernant le dossier d’extension de la carrière de Busséol à Saint Jean des Ollières.
La première surprise est de disposer de si peu de temps pour étudier un dossier aussi épais. Mais sans doute n’avons-nous pas été aussi attentifs qu’il le faudrait, à ce qui se passe dans la commune…
Compte tenu de l’épaisseur de ce dossier, par ailleurs très technique, nous n’avons malheureusement pas eu le temps de « l’explorer » dans son intégralité… Aussi il est possible que certaines réponses à nos questions y figurent, mais il est possible également que d’autres questions et inquiétudes aient vu le jour si nous avions eu tout le loisir d’aller au bout de ce travail. Nous en sommes désolés.

1. Exploitation de la carrière

1.1. Projet surdimensionné ?
Comme spécifié dans l’avis rendu par la MRAE, page 8 chapitre 2-3, l’augmentation de la production portée à 165 000 t/an voire 220 000 t/an (au lieu de 120 000t/an actuellement soit entre 37.5% d’augmentation et 83 % !!) n’est pas justifiée.
Est-ce un oubli ou bien est-ce volontaire ?
Par ailleurs, la société SOPOULE fait partie du groupe SER INVEST qui dispose entre autres de 4 agences de travaux routiers dont une seule est localisée dans le Puy de Dôme.
Est-ce que l’augmentation significative de la production de la carrière n’a pas pour but
d’alimenter des chantiers éloignés, quitte à transporter les granulas par camions sur de longues distances, plutôt que de prendre ces granulas dans des carrières plus proches maisn’appartenant pas à la société SOPOULE ?
Si telle est la stratégie sous-jacente, elle est alors certainement adaptée économiquement mais pas du tout du point de vue environnemental. Il est évident alors que cette augmentation de production ne serait pas acceptable !!
Une étude de marché eût été très appréciable et instructive…
Oui à une exploitation respectueuse de l’environnement, NON à une exploitation intensive de la carrière visant à ne satisfaire que des profits économiques

Extrait du passage en question, page 8 :
« Toutefois, le dossier n’apporte pas d’éléments sur la justification du projet lui-même, tant en ce qui concerne les besoins quantitatifs en matériaux, au niveau local ou à échelle plus large, qu’en ce qui concerne la superficie de l’extension d’autorisation demandée : la surface concernée par le projet d’extension (12ha) paraît très importante au regard de la surface de l’exploitation actuelle
(6ha).
L’Autorité environnementale recommande de compléter le dossier par des éléments de
justification concernant le dimensionnement du projet. »

1.2. SER INVEST, société autonome… ou pas ?
Est-ce que SER INVEST n’est qu’une ramification d’un groupe de BTP plus important
(VINCI par exemple ou autre…) ?
Si tel est le cas, cela justifierait l’augmentation de façon significative de la production de la carrière pour satisfaire des intérêts purement économiques (et financiers) au détriment de l’environnement,
de la sécurité des autres usagers du réseau routier proche de Saint Jean des Ollières (voir chapitre1.6 ci-dessous), des nuisances pour les riverains immédiats (voir chapitre1-4).

1.3. Quels moyens seront mis en œuvre pour augmenter la production de granulas ?
Est-ce que l’augmentation de la production sera réalisée en faisant fonctionner plus
longtemps les concasseurs déjà en place (ce qui sous-entend qu’ils seraient sous utilisés actuellement)?
Auquel cas, le niveau sonore pour les riverains serait identique aux mesures effectuées actuellement mais présent sur une durée plus importante.
Ou bien, est-ce que plus de concasseurs seront utilisés en même temps, soit par ajout de nouveaux concasseurs, soit en utilisant simultanément les concasseurs déjà existants ?
Dans ces deux cas de figures, cela conduirait à une augmentation générale du niveau sonore. Or l’étude ne quantifie pas cette augmentation…

1.4. Aire d’étude rapprochée
Le périmètre d’étude rapprochée défini sur la planche 30 et analysé dans le tableau chapitre 3.8.4
Voisinage, fait état de 1 habitation à la Garde partie haute. En fait il y en a 3.
Par ailleurs, ce périmètre frôle, à quelques mètres près, deux autres habitations situées entre le Vacher et le bourg de Saint Jean : celle de la Malle et celle de la Côte.
Si ces 4 habitations sont intégrées dans le tableau précédent, cela passe le nombre d’habitations directement impactées de 14 à 18, soit une augmentation non négligeable de presque 30% !! Est-ce un oubli? Est-ce une erreur ?...

1.5. Extension de la carrière ou validation d’un « débordement » de l’actuelle carrière ??

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Nous constatons, à notre grand étonnement, que le périmètre d’exploitation de la carrière actuelle, défini par arrêtés préfectoraux, est largement dépassé !!!???
Est-ce donc aussi facile de ne pas respecter, en toute impunité, un arrêté préfectoral ?? Il semblerait que oui, dans ce cas, quel crédit peut-on donner au nouvel arrêté préfectoral qui sera signé fin juillet ?
Notamment en ce qui concerne le respect des différents types de matériaux inertes qui seront acceptés dans la carrière définis chapitre 2.3.6…
La loi étant le seul ciment d’une société, accepter cet état de fait reviendrait à admettre
l’impuissance de lois et de la République à se faire respecter sur son propre territoire. Les citoyens peuvent-ils accepter qu’un tel message soit envoyé, la prostitution des lois pour les profits particuliers ? Casser ce développement illégal est donc, non seulement juste, mais nécessaire : la nouvelle firme propriétaire de la carrière a semble-t-il acheté des terrains qui ne pouvaient légalement pas appartenir au vendeur. Dans ce cas il conviendrait donc de casser la vente et la propriété des terrains et mettre en place un programme de remise en état.

1.6. Projet adapté au réseau routier ?
Le nombre moyen de rotation de camions est évalué à 27 rotations/jour (pouvant aller jusqu’à 35/jour) !
A ces rotations, s’ajouteront celles concernant l’amenée des déchets inertes : encore une vingtaine de rotations/jour pendant les 4 premières années, sauf si le même camion repart avec des gravillons (double fret).
Hypothèse évoquée mais pas imposée… page 151 du document "aut_env_st_jean_oll_-_avril_2018_partie1 »
La départementale reliant Sugères à Mauzun est étroite et sinueuse. Le croisement d’une voiture avec un camion est très délicat et dangereux. Contrairement à ce qui est indiqué, les chauffeurs ne ralentissent pas systématiquement et il vaut mieux s’écarter du passage.
Le danger est réel et sera donc multiplié. Ce n’est pas acceptable.
La seule solution pour absorber l’augmentation du trafic de camion et garantir la sécurité de tous les usagers, serait d’élargir cette départementale.
Or, il est hors de question que le contribuable paie cet aménagement (et les dégâts
occasionnés) !! (sans parler des conséquences sur l’environnement immédiat d’une route plus large)

1.7. Impact sur le paysage… C’est flou…
1.7.1.Imprécisions relevées par la MRAE
Quelques extraits non exhaustifs…
Page 6 de l’avis de la MRAE : « Le site est visible depuis le Pic de la Garde situé à proximité,comme indiqué dans le dossier3. Cependant, le fait que le projet soit localisé au sein d’un site identifié comme remarquable dans la charte du parc naturel régional (PNR) du Livradois-Forez n’est pas mentionné dans le dossier : il conviendrait de faire le lien entre l’étude paysagère menée et les documents de référence du PNR (charte et schéma paysager).
Et page 7 : « L’étude présente une analyse des impacts depuis les principaux sites (Pic de la Garde, piste d’accès, zones habitées, voiries). Toutefois, l’impact vis à vis du Mas du Bost (secteur non couvert a priori par les différentes observations) mériterait d’être précisé.
Et page 8 : « En ce qui concerne ce dernier, le rapport indique simplement, p. 486, que les « prescriptions applicables aux carrières dans la charte du parc naturel régional du Livradois Forez seront suivies ». Il convient de démontrer de manière explicite et détaillée cette articulation
L’Autorité environnementale recommande de préciser l’articulation du projet avec la charte du parc naturel régional du Livradois Forez, en particulier sur les volets liés au paysage, à l’eau et à la Biodiversité » Partie 3 de « aut_env_st_jean_oll_-_avril_2018_partie3 » : page 20 et suivantes, « …aucune analyse paysagère depuis le Mas du Bost… »

1.7.2.Impact sur le paysage qu’aurait la carrière en respectant les arrêtés préfectoraux …
Nous souhaitons qu’un photomontage soit réalisé montrant le paysage que nous
devrions avoir si les arrêtés préfectoraux avaient été respectés, notamment du Pic de la Garde mais également des autres points de vue utilisés dans cette étude !!

1.8. Impact sur la faune et la flore…

Là aussi le rapport de la MRAE montre des lacunes à lever… Page 9 de l’avis de la MRAE : « Toutefois, certaines mesures de suivi méritent des engagements
plus fermes de la part du porteur de projet, car elles devront permettre d’évaluer dans le temps (30 ans) l’efficacité des mesures de protection en faveur de la préservation des espècesfaunistiques à enjeux (oiseaux et amphibiens)…
L’évaluation des impacts résiduels après mise en place des mesures d’évitement et de réduction est présentée sous forme de tableau, qui ne comporte pas de réelle analyse argumentée.
La qualification retenue du niveau d’impacts résiduels suite à la mise en place des mesures n’est pas expliquée ; la conclusion sur l’absence d’impact résiduel significatif sur les espèces à enjeu n’apparait ainsi pas justifiée.
Des éléments complémentaires seraient nécessaires, en particulier pour les espèces protégées et en premier lieu le Sonneur à ventre jaune, pour lequel les enjeux ont été identifiés comme forts dans l’état initial. »
« L’Autorité environnementale recommande de compléter le dossier sur ce point. »
Il paraît évident qu’un tel projet ne peut avoir qu’un impact néfaste sur la faune et la flore locales.

2. Centrale d’enrobage : non définie dans le projet !!
A la page 99 du document « aut_env_st_jean_oll_-_avril_2018_partie1 », il est dit :
« En raison de ce caractère occasionnel et temporaire de la venue de cette installation, en fonction des besoins pour des chantiers routiers des environs, il n’est pas possible de préciser les caractéristiques exactes de cette centrale ni les productions d’enrobés à fournir.
La centrale d’enrobage est donc présentée dans ses caractéristiques générales afin de définir les types de rejets et émissions générées.
La quantification de ces rejets ne peut être précisée puisque les quantités d’enrobés à produire ne sont pas connues. »
Cette imprécision est inacceptable !!
Il est indispensable de préciser exactement le type de centrale qui sera installée pour en évaluer précisément son impact. Il est mentionné un type TSM 19 sans certitude aucune.
Par ailleurs, le projet doit mentionner un nombre de jour maximum de fonctionnement.
Exemple illustrant l’imprécision de la description de cette centrale, page 154 du même
document, il est écrit :
« Les vapeurs de bitume ont une odeur pouvant être agressive pour les muqueuses
olfactives. L’intensité des émissions est faible. La durée des émissions est limitée dans le temps et leur perception sera limitée aux abords immédiats des installations. »
Qu’est-ce qu’un « abord immédiat » ? 10 mètres, 100 mètres, 1000 mètres ??
Ces imprécisions sont par ailleurs indiquées dans l’avis de la MRAE :
Page 8 « Le dossier ne présente pas d’état du cumul des rejets atmosphériques de la carrière avec la centrale d’enrobage à chaud de matériaux routiers prévue pour être installée par campagnes sur la plate-forme technique de la carrière. Ce point mériterait d’être complété afin de mieux qualifier les impacts en termes de nuisances et de cadre de vie. »

3. Réhabilitation
A la page 73 du document « aut_env_st_jean_oll_-_avril_2018_partie1 », il est montré un tableau et une formule permettant d’évaluer une somme nécessaire pour les différentes phases du projet, pour réhabiliter le site.
Est-ce que cette somme sera versée à la fin de chaque phase et conservée ?
Ou bien, est ce que ces sommes seront versées au bout de 30 ans ? et dans ce cas que se passe-t-il si la société disparaît ?

4. Déchets inertes
4.1. Respect des arrêtés préfectoraux…
Malheureusement, le non- respect des arrêtés précédents amène le questionnement suivant :
Comment être sûr que l’arrêté préfectoral qui sera signé fin juillet sera respecté, définissant les types de matériau acceptés ??
Est-ce que des contrôles indépendants seront réalisés de manière inopinés ?
Est-ce que ce sont les citoyens qui doivent être vigilants ?

4.2. Impact du dépôt de matériau inerte sur le paysage ?
Ce dépôt aura une incidence non négligeable sur le paysage.
Sauf erreur de notre part, aucun photomontage ne montre cette incidence à différentes étapes de sa création. Comment se rendre compte alors de cette incidence ?

5. Visite sur le terrain
Nous souhaitons qu’une visite des installations présentes et futures de la carrière soit réalisée afin de mieux apprécier ce projet.

Conclusion :
Dans l’état actuel du dossier, compte tenu d’une part de ses imprécisions et
donc du questionnement que nous nous posons, et compte tenu du non-respect
des précédents arrêtés, nous ne sommes pas favorables :
- à une augmentation de la production de la carrière.
- à un dépôt de matériau inerte, sauf s’il y a des garanties fermes sur le
contrôle de ces déchets et une obligation à faire du « double fret ».
- à l’utilisation d’une centrale d’enrobé sans cadre précis définissant le
type de centrale, sa durée d’utilisation, etc.
Ayant conscience qu’il faut bien extraire des granulats pour entretenir nos routes, la reconduction de l’autorisation préfectorale de production 120 000t/an, correspondant sans doute aux besoins du rayonnement géographique de la carrière, paraît nécessaire. Toutefois, il semble utile de mener une étude permettant la réorganisation de l’espace légal de la carrière afin de permettre qu’une telle production puisse
se faire dans l’espace initialement prévu à cet effet et non en mordant illégalement sur les terrains alentour.

Message du 4 juillet 2018 - de M. Alex
Bonjour,
Je vous écris car j’ai l’habitude de passer quelques jours chaque année à Saint-Jean des Ollières, d’où on vient de m’écrire pour me parler de cet inquiétant projet de carrière.
Ce village est tellement tranquille et mignon, mais comme partout il faut bétonner, extraire plus, faire passer plus de camions qui brûleront du mazout, tout cela dans l’optique de fabriquer plus de matériaux qui serviront à leurs tours à bétonner et enlaidir d’autres endroits préservés de notre pays.
Aujourd’hui même sur France Info était évoqué le plan biodiversité, avec la nécessité de ne pas augmenter les surfaces bétonnées : tous les 7 ans, on bétonne en France l’équivalent d’un département.
https://www.francetvinfo.fr/politique/nicolas-hulot/plan-biodiversite-la-france-a-une-situation-inquietante-et-une-responsabilite-mondiale_2833987.html
Par ailleurs, on n’ose même pas imaginer ce qui se cache derrière en terme de petits arrangements.
Ce projet est tout simplement désespérant.
S’il vous plaît, n’autorisez pas une chose pareille.
Cordialement,


Message du 7 juillet - M. Cibien

Monsieur l’enquêteur public, monsieur le Préfet,
n’ayant pu me rendre à la réunion publique le 6 juillet et n’ayant pu vous faire entendre ma voix je vous écris au sujet du projet d’extension de la carrière du Pic de Bussiol.

Je suis tout à fait réfractaire à ce projet. Je suis domicilié sur la commune voisine, à Sugères, au pied du Pic de Bussiol et donc à proximité de la carrière. Voici en deux mots lles raisons pour lesquelles ce projet est mauvais pour le site de Bussiol :

- Les Pics de la Garde et de Bussiol sont deux espaces situés sur PNR Livradois-Forez. Ils sont des espaces ayant une biodiversité incroyables. Ce sont deux anciens volcans ont en outre des traces d’activités phréatomagmatiques : anciens geysers, ce qui est de surcroît particulièrement rare dans le secteur. A ce titre ils constituent un patrimoine géologique d’exception (que l’on protège au titre du patrimoine mondial à seulement 45 km de là). Le bassin de la Garde, Chavarot - St-Jean est un site unique sur le plan géologique : roches métamorphiques, volcaniques, sédimentaires dans un rayon de quelques centaines de mètres. C’est unique !!!

- La biodiversité y est remarquables mais aux abords de la carrière actuelle, une espèce invasive colonise dangereusement le secteur : la renouée du Japon. Elle a élu domicile aux abords de la route d’accès à la carrière ainsi qu’aux alentours des stocks de graviers de la carrière. Etendre la carrière reviendrait à favoriser plus encore son étendue et à réduire d’autant la biodiversité, la renouée colonisant déjà très rapidement les espaces
- L’apport de près de 200 000 tonnes de remblai par an pendant 4 ans annoncé par le carrier pose question : d’où viennent ces remblais ? Origine ? De quoi sont-ils composés ? A quoi peuvent ils servir ? Des informations plus claires à ce sujet pouraient être fournies, faute de quoi on pourrait penser qu’il s’agit là d’une opportunité pour le carrier de se défaire de matériaux dont il n’arrive pas à se défaire et à recycler ailleurs, c’est suspect.
- Enfin, la fréquentation de camions annoncée et estimée met devant une réalité claire : aujourd’hui la voierie départementale (D7) ne permet même plus la circulation des véhicules légers en toute sécurité. Cette route est dans un état de destruction avancé, que les maigres opérations estivales menées ces quelques dernières années n’arrivent même plus à consolider : trous provoquant aquaplanning en cas de pluie sur le tronçon à l’entrée du bourg de Sugères, virages fuyants dans la descente de la vallée du Flassat. De l’autre côté le constat est le même, une chaussée étroite, en mauvais état et sur laquelle la circulation des camions représente déjà un danger ! Comment imaginer plus de trafic sur cet axe ?
Espérant que cet avis puisse s’ajouter à ceux de ceux qui ont pu se rendre à la réunion publique et faire part de leurs opposition à l’enquêteur public envoyé sur place.
Cordialement,

Message du 7 juillet 2018- Mme Berbain
Bonjour,
Je me permets de vous informer de mon désaccord à propos de l’extension de la carrière de St Jean des Ollières. En effet, je crois que la priorité pour un monde harmonieux pour tous est de préserver nature, paysage et environnement humain.
Ainsi, plutôt que d’augmenter les productions délètères, il serait souhaitable par exemple de travailler sur le recyclage des déchets des travaux publiques et des routes afin de tirer mieux profit des ressources déjà existantes. Autrement dit, comment faire mieux avec ce qu’on a.
Les sociétés SER INVEST et SO.POU.LE n’ont pas à recevoir le soutien des collectivités.
Je vous remercie de m’avoir lue.
Une habitante du Livradois, amoureuse de son paysage et attachée à la qualité de la vie sur ce territoire

Message du 8 juillet 2018 - Mme Delignières
Madame, Monsieur,
Je m’oppose au projet de réaménagement et d’extension de la carrière de Saint Jean des Ollières.
Les nuisances et les risques engendrés par ce projet me semblent inconcevables à cause :
- D’une augmentation considérable du transport routier de camions sur une route départementale D7 non adaptée à recevoir un tel trafic. Route sur laquelle, de surcroît, chaque jour des enfants doivent être déplacés pour rejoindre leurs écoles ( RPI Sugères, Saint Jean, Brousse).
- Des nuisances sonores inacceptables notamment liées au passage des camions et au bruit des explosions nécessaires à l’exploitation en profondeur.
- Des émanations de gaz nocifs liés à l’activité d’une centrale d’enrobage à chaud dont nous avons aucune indication sur le temps de présence sur la carrière, ne peut être tolérée dans une zone préservée du PNR Livradois Forez.
- La création d’une plate forme de mise en dépôts de déchets inertes donnerait à la carrière une seconde fonction... celle d’une décharge située en hauteur, offrant ainsi à toute la vallée par le biais du ruissèlement et de la dispersion par infiltration ; des éléments potentiellement dangereux dans les eaux abreuvant les animaux d’élevage.
- Une perturbation du milieu pour des espèces protégées dont le sonneur à ventre jaune, dont l’habitat serait alimenté par de l’eau ayant traversée une plate forme de dépôt de déchets !
En tant qu’habitante dans une zone privilégiée du PNR du Livradois Forez, je trouve que ce projet n’est pas soutenable et ne peut être retenu pour le bien être des habitants des lieux.

Message du 10 juillet 2018 - Mme Lanza-Carel
Je suis contre le projet d’extension et de réaménagement de la carrière de St Jean des Ollières.

En effet il y a de nombreux dangers à un tel projet :

  • nuisance sur la faune et la flore
  • risque de pollution
  • dévaluation irrémédiable du prix de l’immobilier par les nuisances sonores (explosions ,bruits des engins sur le site, circulations des camions…) et olfactives (émanations de gaz)
  • gros danger sur la sécurité routière par l’augmentation importante de camions sur une départementale non prévue à cet effet et dont chaque jour de nombreux enfants empruntent pour rejoindre leur école.

Ce projet n’est pas soutenable et ne peut être retenu pour le bien être des habitants et des lieux.

Cordialement,

Message du 11 juillet 2018 - M. Gresillon Julien
Monsieur le commissaire enquêteur,

Je suis pour le projet d’extension et de renouvellement de la carrière, parce que ma propre activité dépend de l’activité de la carrière.

Il faut maintenir les activités locales.

Cordialement.

Message du 11 juillet 2018 - M. MARTIN Olivier
M. le commissaire enquêteur,
Je me permets , connaissant la commune de Saint Jean des ollières ou habite une amie que je voie régulièrement, et en qualité d’ancien directeur retraité de la Réglementation, puis des collectivités locales, de donner mon avis sur ce dossier de renouvellement et d’extension de la carrière exploitée précédemment par M. Billet.

J’émets un avis favorable pour plusieurs raisons qui sont le fruit de mon vécu professionnel et personnel.

Cette carrière est bien située à l’abri des habitations, desservie par des voies départementales et avec un accès privatif sécurisé. Les matériaux extraits sont de bonne qualité et sont demandés jusque dans le nord du département.

Les nuisances inhérentes à toute exploitation de carrière sont limitées du fait de son emplacement.

La gestion de la société ’Sopoule’ à toujours été satisfaisante dans les sites qu’elle exploite déjà et ouverte à un dialogue fructueux avec élus, administration et associations locales. La création d’une commission locale d’information à l’initiative de Mme le maire ou de l’exploitant peut éventuellement être envisagée pour mieux associer les habitants et personnes intéressées et dissiper certains malentendus bien naturels.

Petite proposition. Le département gestionnaire de la voirie pourrait peut-être renforcer pour plus de sécurité certains bas côtés de la route dans quelques virages entre le château de Mauzin et la commune de Saint Jean des ollières.

Je vous remercie de bien vouloir ajouter ces remarques aux observations qui ne manqueront pas de vous être adressées sur ce dossier. Je vous en remercie.

Olivier Martin

Message du 12 juillet 2018 - M. DELIGNERES Jérôme
Madame, Monsieur

Suite à la réunion d’échange entre les exploitants de la carrière et la population locale du 11/07/18, nous pouvons nous satisfaire de l’engagement oral pris par l’exploitant d’abandonner l’intégration de la centrale d’enrobé dans le projet d’extension de la carrière de Saint-Jean, même s’il se réserve le droit de déposer une demande pour cela, dans l’avenir, en cas de besoin.

A contrario, je ne comprends toujours pas comment on justifie l’acheminement de près d’1 million de m3 de matériaux inertes sur le site (200 000m3/an pendant 4 ans + 2000 m3/an ensuite : cela revient à créer une décharge à Saint-Jean à quelques mètres du site remarquable du Pic de la Garde). Y-a-t-il une absolue nécessité à réaliser cette plateforme soit disant destinée au réaménagement du site ?

Par ailleurs, des éléments factuels apportés par des riverains ont permis ce soir de remettre en cause la qualité de l’étude d’impact (financée par l’industriel lui-même !) :

  1. Une grossière erreur de calcul du nombre de camions empruntant la D7 : l’étude mentionne 27 camions/j alors qu’en réalité, pendant 4 ans au moins, c’est 44 camions par jour (18m3/camion sur 255j) qu’il faut pour acheminer les 200 000 m3/an de matériaux inertes. Dans le cas ou l’intégralité des camions ferait du double convoyage (apporte du remblai/repart avec des graviers) nous pourrions nous en tenir à cela. Mais l’exploitant a convenu qu’il est difficile de réaliser 100% de double convoyage et par conséquent il faudra ajouter à ces 44 camions, le nombre de camions venus à vide chercher du gravier (donnée inconnue)
  2. Par voie de conséquence, l’impact d’un tel trafic sur une départementale déjà en très mauvais état n’a donc pas pu être évalué. Je pose donc la question : la D7 est-elle tout simplement dimensionnée pour un tel flux de camions ?
  3. Selon la même étude, l’impact paysager et sonore de la carrière sur le hameau du Mas du Bost est nul alors qu’un habitant a clairement établi que la carrière est largement visible depuis le hameau et que le bruit de roulement des camions sur la D7 est tout à fait perceptible.

Enfin, je retiens la proposition d’un habitant qui consiste à créer une commission de contrôle (et non de suivi) composée de l’exploitant, des mairies, de représentants de la population. Cela permettrait de conserver un regard sur les engagements pris par l’exploitant sans perturber son activité.

En conclusion : je ne suis pas contre la reconduction du droit d’exploitation de la carrière sur des modalités proches de celles en vigueur aujourd’hui. Par contre je m’oppose clairement d’une part à une augmentation de la production de 80% comme prévu au maximum (220 000t/an au lieu de 120 000) et d’autre part à la création d’une décharge de matériaux inertes sur le site bien trop structurante pour le trafic routier et potentiellement sur l’environnement (il ne servira à rien de mesurer la pollution des eaux à posteriori comme proposé, mieux vaut éliminer les facteurs de risque a priori).

Cordialement

Jérôme DELIGNIERES
La Gondole à SUGERES

Message du 12 juillet 2018 - M. MICHON Catherine
Madame, Monsieur,

Je viens régulièrement dans le puy de Dôme, et je connais bien le village de St Jean des Ollières.

Aussi, quand j’apprends le projet d’extension de la carrière et de création d’une centrale d’enrobé, je me sens concernée. Cette carrière, en l’état, est déjà un affront pour quiconque va se recueillir auprès de la vierge du pic de la Garde.

C’est consternant de voir que les élus locaux s’apprêtent, chez vous aussi, à encourager toujours plus de profit pour une multinationale, au détriment du bien être des populations locales, de la faune et de la flore.

Vos routes seront saccagées, vous prendrez des risques routiers plus grands liés à un trafic routier beaucoup plus intense, votre environnement subira une extension de nuisances démesurées, et vous vivrez mal. Et les emplois générés, ne représentent rien au regard des dégâts que vous subirez, vous, vos enfants et petits enfants.
En outre, ce n’est pas ainsi que vous ferez venir du monde dans vos villages. Quant aux touristes, les odeurs et fumées de bitume, ils viennent chez vous pour respirer autre chose !!!

Sauf à inscrire dans le basalte (à défaut de marbre), une dette coupable à l’égard de l’avenir, les élus qui ont le souci, comme c’est leur mission, de respecter la population qu’ils administrent et de protéger l’environnement vital qui les entoure, DOIVENT REFUSER CE PROJET !

Salutations.

Catherine Michon

Message du 12 juillet 2018 - M. COLLET Benjamin
Bonjour,

Par ce mail, je souhaitais apporter mon soutien au projet d’extension et de renouvellement de la carrière de St-jean des Ollières.

En effet, notre activité de vente et réparation de matériels de carrières dépend en grande partie d’acteur tel que cette carrière. Nous travaillons depuis plusieurs années sur ce site de manière permanente.

Beaucoup d’emplois directs et indirects sont liés au projet d’extension, j’espère donc que la voie des entreprises qui maintiennent l’activité locale sera entendue.

Cordialement
Best regards
Benjamin Collet
TERAMAT
Clermont Ferrand

Message du 12 juillet 2018 - M. GILQUIN
Je suis contre l’extension et le renouvellement de la carrière de Saint Jean des ollières .TANT que la route ne soit pas élargie, on risque sans arrêt d’avoir des accidents avec les camions.
En espérant que ce courrier soit pris en compte.

Message du 13 juillet 2018 - M. CARON
Bonjour !
Je suis contre l’extension de la carrière de St jean des olières
Cordialement Jean Caron
Guimot 63490 Brousse

Message du 13 juillet 2018 - Mme ESPEIL
Bonjour,
Habitante du coin, j’ai eu peur en voyant ce projet d’extension de carrière.Pour être montée au PIc de la Garde, cette carrière est une véritable verrue paysagère !!! Une fois la-haut, même si le point de vue pourrait être remarquable, mon regard et mes oreilles n’était tournée que vers elle, malgré moi.
Cependant ; consciente que cette carrière existait bien avant moi, qu’elle crée quelques emplois locaux, qu’elle a un intérêt économique (enfin) pour la commune de St Jean et qu’il faut bien des cailloux pour nos routes, je ne suis pas particulièrement positionnée sur sa fermeture mais sur son extension.
En effet, celle ci suscite beaucoup d’inquiétudes pour nous, habitants des environs et amoureux de notre belle campagne.
Que la situation soit régularisée semble évident, de l’agrandir et d’en augmenter le rendement beaucoup moins !
La route n’est pas adaptée aux camions déjà en circulation, d’en ajouter ne ferait qu’augmenter l’usure des routes et l’insécurité des usagers.
Je tiens quand même à remercier les dirigeants qui ont accepté la rencontre afin de "répondre" à certaines inquiétudes et notamment celle sur la centrale d’enrobée, éliminée du projet : ça c’est déjà une bien bonne nouvelle...
Ne pouvant décemment demander la fermeture de la carrière, il ne reste plus qu’à espérer ne pas dénaturer davantage la campagne qui nous entoure, pour toutes formes d’être vivants y habitant...

Message du 13 juillet 2018 - Mme ABDERAMANE-DILLAH
PRÉSENTATION - PRÉAMBULE
Habitante de la commune de Saint-Jean-des-Ollières depuis 2016, je m’y suis notamment installée pour la beauté de ses territoires et la qualité de vie qui en découle : qualité écologique (richesse de la terre, diversité de la faune et de la flore), qualité sonore et visuelle (peu de trafic routier, dénivelés, diversité géologique et paysagère, survivance et prolongement des traditions architecturales). Autant de spécificités qui, selon moi, favorisent également une certaine intelligence
collective dans la façon d’habiter : communication et entraide entre les habitants, circuits économiques courts, soutien des services de proximité, etc.
Au moment de m’installer et exception faite de l’évidente plaie ouverte dans mon environnement immédiat, les autres nuisances liées à l’exploitation de la carrière ne m’apparaissaient pas aussi clairement.
C’est, de fait, l’expérience acquise en habitant ce territoire qui m’en a donné une meilleure compréhension : à titre d’exemple, deux années de trajets quotidiens m’ont amplement suffit à constater la dangerosité des trop nombreux camions qui circulent sur des routes foncièrement inadaptées à ce trafic (étroites, sinueuses, souvent enneigées ou verglacées).
Le peu de temps qui nous est imparti pour réagir à la « proposition » de la société dans le cadre de l’enquête publique ne me permet ni d’être exhaustive, ni de d’être certaine de l’exactitude de mes observations mais les sept années d’études en création industrielle (ENSCI Les Ateliers, Paris) qui constituent ma formation initiale m’ont rendue particulièrement attentive aux nombreuses questions structurelles soulevées par le développement industriel et si je ne suis aucunement
spécialiste des enjeux spécifiques à l’exploitation des carrières, je pense pouvoir revendiquer une bonne compréhension générale des enjeux industriels, paysagers, environnementaux et humains liés à la présente étude.
Je suis par ailleurs membre active et trésorière de l’association Le Commun des piqueurs dont le siège social est à La Garde Nord. L’association compte à ce jour 94 membres, lesquels participent régulièrement aux activités de l’association.
Lorsque j’ai été informée de l’enquête publique, je me suis d’abord rendue en mairie pensant pouvoir m’y renseigner sur le futur de la carrière mais me suis bien vite aperçu que l’étude renseigne également sur un passé et des agissements invisibles jusqu’alors…
Partant, en plus de donner mon avis sur ce qui pourrait advenir, je saisi également ici la seule occasion qui me sera vraisemblablement donnée en 30 ans de m’exprimer sur ce qui se passe à moins de 500 mètres de mon domicile.

1. CONCERNANT L’AUGMENTATION DE PRODUCTION PRÉVUE PAR L’ÉTUDE
1.1. Augmentation de la production : des arguments spécieux.
À l’instar de la MRAE dont l’avis stipule (chapitre 2.3. Justification des choix retenus et description des solutions de substitution raisonnables, page 8) que « le dossier n’apporte pas d’éléments sur la justification du projet lui-même […] en ce qui concerne les besoins quantitatifs », je ne vois pas ce qui justifie l’augmentation de production prévue par l’étude (passage de 120 000 t/an à 165 000 t/an voire 220 000 t/an).
Les arguments présentés dans la Réponse aux observations formulées dans l’avis de l’autorité environnementale sont tautologiques et fondés sur des chiffres sans rapport avec les réels enjeux soulevés par l’exploitation d’une ressource non renouvelable.*Extrait du chapitre 4.1. Justification du projet au regard du besoin en matériaux, page 12 : « Avec une consommation moyenne en granulats de 6 à 7 t/an /habitant, la production de cette carrière représente l’équivalent de la consommation de 23 500 à 27 500 habitants, soit 10 % de la population de l’agglomération de Clermont-Ferrand (≈ 300 000 habitants). La production envisagée sur cette carrière et la poursuite de cette activité sont donc justifiées. »
En suivant cette logique, si la consommation annuelle en granulats était de 600 à
700 t/an/habitant, il faudrait alors continuer à les produire jusqu’à ce que le Puy-de-Dôme s’en trouve changé en une plaine hautement carrossable…
On nous parle de produire 10 % de la consommation clermontoise comme s’il fallait satisfaire une demande alors qu’il s’agit pour la SO.POU.LE. de conserver (voire d’augmenter) ses parts de marché et non de satisfaire un besoin auquel d’autres sociétés peuvent également répondre.

> LE DIMENSIONNEMENT DU PROJET N’ÉTANT FINALEMENT JUSTIFIÉ NI DANS
L’ÉTUDE NI DANS LA RÉPONSE FAITE À L’AVIS DE LA MRAE, IL EN RESSORT QUE L’AUGMENTATION DE PRODUCTION PRÉVUE PAR LA SO.POU.LE. N’A D’AUTRE FIN QUE L’ACCROISSEMENT DES PROFITS RÉALISÉS PAR L’ENTREPRISE.

1.2. Une augmentation des bénéfices… à court terme.
La recherche d’un accroissement immédiat des bénéfices à l’exclusion de toute autre considération sur les enjeux à long terme serait éventuellement explicable dans le cas extrême où la survie économique de la SO.POU.LE. et les emplois qu’elle maintient étaient menacés.
Or, d’après les bilans des exercices 2015-2016 et 2016-2017 présentés en annexe de l’étude, la SO.POU.LE. semble en très bonne santé depuis son rachat par SER INVEST en 2015.
À titre d’exemple, les bénéfices de l’entreprise passent en effet de 20 718 € en 2014 à 47 695 € en 2015-2016 puis 181 607 € en 2016-2017, c’est-à-dire que la société a augmenté ses bénéfices de 776 % en l’espace de 27 mois.
Considérant que la SO.POU.LE. n’est pas véritablement en danger, nous sommes donc nombreux à penser que l’intérêt commun des habitants devrait primer sur la recherche d’augmentation des profits d’une société privée...
À noter qu’au cours de la réunion publique du 11 juillet 2018, il a été précisé que les chiffres de l’augmentation de production (passage de 120 000 t/an à minimum 165 000 t/an) ont été obtenus en divisant le tonnage total de basalte à extraire (4 950 000 tonnes) par la durée de l’autorisation d’exploiter demandée (30 ans).
En effet, si la SO.POU.LE. Extrait 165000T/an, la carrière durera encore 30 ans… mais seulement 22 ans et demi si elle atteint le rythme de 220 000 t/an. En comparaison, un prolongement de l’activité de la carrière au rythme actuel de 120 000 t/an permettrait quant à lui de pérenniser l’entreprise (et les emplois qu’elle implique) sur plus de 41 ans.
Qui plus est, l’étude ne mentionnant aucun projet d’embauche, on est en droit de s’inquiéter sur l’impact d’une telle augmentation de la production sur les conditions de travail des employés de la SO.POU.LE.
Extrait du chapitre 4.8.1.1. Incidences sur les activités économiques locales – Mesures associées, page 436 : « Le projet de renouvellement et d’extension ne génèrera pas de nouveaux emplois et donc la venue d’habitants supplémentaires. Ainsi, et bien que le rythme d’extraction de cette dernière augmente, le personnel actuel sera maintenu à l’identique mais ces emplois seront pérennisés par la poursuite de l’activité. »
L’ensemble de ces informations me pousse à penser que la SO.POU.LE. n’agit pas dans l’esprit de développement local qu’elle revendique régulièrement dans l’étude, surtout si l’on met cela en perspective avec le rachat récent de la société SER Groupe (auquel appartient la société SER INVEST) par la firme multinationale VINCI et via sa filiale EUROVIA (cf l’article intitulé « Eurovia se renforce en Occitanie avec l’acquisition du Groupe Robert », paru le 6 mars 2018 dans l’Hérault Juridique & Économique : https://heraultjuridique.com/entreprises/economie/eurovia-se-renforce-occitanie-lacquisition-groupe-robert/)

> L’AUGMENTATION DE LA PRODUCTION PRÉVUE PAR LE PROJET EST DONC EN PROFONDE CONTRADICTION AVEC L’IDÉE DE PÉRENNISER UNE ACTIVITÉ
ÉCONOMIQUE À SAINT-JEAN-DES-OLLIÈRES.

1.2. Augmentation de la production : des conséquences immédiates .
Les conséquences de l’augmentation de la production (augmentation du trafic, des pollutions, risques pour la santé, la faune et la flore, etc.) ayant déjà été décrites et dénoncées par l’ARS, la MRAE et les habitants, je ne m’étendrai pas sur la question.
> CES CONSÉQUENCES SONT FÂCHEUSES ET INADMISSIBLES.

2. CONCERNANT L’IMPLANTATION D’UNE CENTRALE D’ENROBAGE À CHAUD
La légèreté avec laquelle l’étude traite cette question a déjà été copieusement relevée par la MRAE (Extrait du chapitre 2.2. Description des incidences notables potentielles du projet sur l’environnement, page 8 : « Le dossier ne présente pas d’état du cumul des rejets atmosphériques de la carrière avec la centrale d’enrobage à chaud de matériaux routiers prévue pour être installée par campagnes sur la plate-forme technique de la carrière. Ce point mériterait d’être complété afin de mieux qualifier les impacts en termes de nuisances et de cadre de vie. »), l’ARS (Extrait de
l’avis : « La mise en œuvre d’une centrale d’enrobage à chaud sur le site est susceptible d’engendrer une dégradation de la qualité de l’air et d’avoir un impact sur les populations. ») ainsi que par de nombreux habitants.
Au cours de la réunion publique organisée par la mairie le mercredi 11 juillet 2018, les
représentants des sociétés porteuses du projet se sont oralement mais publiquement engagés à supprimer ce point du dossier.
> AUSSI, JE ME CONTENTERAI DE RÉEXPRIMER MA TOTALE OPPOSITION À
L’IMPLANTATION ET À L’UTILISATION D’UNE CENTRALE D’ENROBAGE À
CHAUD DONT L’IMPACT ET LA FRÉQUENCE D’USAGE DEMEURENT PLUS
QU’INSUFFISAMMENT DÉFINIS DANS L’ÉTUDE.

NB : J’ai manqué de temps pour aborder d’autres points fondamentaux comme les nombreuses lacunes et erreurs de l’étude (à noter, par exemple, que d’après cette étude, je n’existe pas et n’habite donc pas à La Garde Nord qui comprend pourtant non pas 1 mais 3 habitations principales...), le dépassement illégal du périmètre actuellement autorisé, etc.
Enfin, bien qu’ayant tenu à m’exprimer en mon nom propre, je précise par ailleurs que je partage les constats, les inquiétudes et la colère des autres habitants de Saint-Jean-desOllières. Certains des points que je n’ai pas évoqués sont d’ailleurs très bien développés dans les remarques des familles Ginhoux et Le Postec, entre autres. Je suis pleinement solidaire de leurs observations ainsi que de l’ensemble du travail mené dans l’urgence par les habitants qui ont pris le temps d’étudier ce dossier.
EN RÉSUMÉ, JE SUIS TOTALEMENT OPPOSÉE AU PROJET DE RENOUVELLEMENT ET D’EXTENSION DE LA CARRIÈRE PRÉSENTÉ PAR LA SOCIÉTÉ SO.POU.LE.

Message du 13 juillet de M.M HANRIOT-COLIN et FEUDÉ
M. Le Préfet du Puy de Dôme,
M. l’Enquêteur public,
N’ayant disposé que de très peu de temps nous ne sommes pas devenus experts des questions liées à la carrière de St Jean. Néanmoins nous nous sommes répartis le travail d’épluchage et avons disposé des explications de deux ou trois directeurs de la carrière. Le fait que nous soyons nombreux à avoir étudié la demande déposée par SOPOULE est évidemment un plus quand à la compréhension que nous pouvions en avoir et quant à l’avis motivé que nous vous remettons ici.
Nous habitons la commune et revendiquons ainsi l’expertise de ceux qui vivent ici. Peu des personnes ayant un pouvoir de décision dans ce dossier peuvent se prévaloir d’un tel savoir.
Sachez pour commencer que nous ne sommes pas favorables au projet d’extension déposé par la société SOPOULE. Le dossier de demande devrait être repris, modifié et corrigé sur de nombreux aspects pour que cela emporte notre approbation. Nous avons souhaité ne pas alourdir l’exposé qui suit par de trop nombreuses citations du dossier. Les passages du dossier sont clairement référencés dans le document de la famille Ginhoux.

Pourquoi donc ne sommes-nous pas favorables au projet de la société SOPOULE ?

- Nous sommes opposés à une augmentation de production qui est uniquement justifiée par des arguments économiques. La taille actuelle et le rythme d’exploitation sont à peine acceptables. Nous voulons que soient solutionnés les problèmes qui se posent déjà, nous n’en voulons pas plus !
- L’emprise de la carrière sur les bois et les terrains environnants ne fait qu’augmenter, si bien qu’elle fait aujourd’hui déjà le double de sa surface légale. Nous sommes opposés à une extension de la carrière sur 6 Ha supplémentaires (pour 18 ha au total). La demande d’extension doit se limiter à la régularisation des surfaces déjà occupées.
- Le site que nous avons eu l’opportunité de visiter dans le cadre de l’enquête publique présente des manquements importants quant au respect des normes en vigueur sur les questions de sécurité, de pollution et de santé publique. Nous voulons que la poursuite de l’activité du site ne puisse se faire qu’à la condition d’une régularisation immédiate.
- Contrairement à ce qui est affirmé dans le dossier de la société SOPOULE, le réseau routier emprunté par les camions de la carrière n’est pas du tout adapté. La fréquentation en grand nombre des poids lourds la rend dangereuse pour tous les autres usagés, en plus d’accélérer considérablement son niveau de dégradation. Nous demandons que l’activité de la carrière soit conditionnée à la réfection de la RD.
- Nous sommes étonnés de ne trouver, parmi les documents fournis pour l’enquête publique, aucun avis du Parc Naturel Régional alors même que la commune appartient à ce territoire et que le Pic de la Garde, duquel la vue sur la carrière est « totale » ( sic. ) est classé comme « site remarquable ». Quelle place pour un tel site industriel au pied d’un point de vu remarquable du PNR ?
- Nous souhaitons, si la carrière poursuit ses activités, que soit mis en place un comité public de suivi du fonctionnement du site industriel. En outre, les prélèvements (bruits, poussière, qualité de l’eau,..) doivent être réalisés sous le contrôle de ce comité.
- Pour terminer, nous exigeons que soit retirée la demande de création d’une centrale d’enrobé sur le site de St Jean-des-Ollières. C’est un point qui n’est pas ouvert à la discussion et sur lequel nous serons intransigeants.

Message du 13 juillet 2018 - M. TOXÉ
Les motifs de mon opposition au projet d’extension des activités de la carrière de St Jean des Ollières constituent une synthèse des observations développées sur le site de la préfecture et sur le registre mis à disposition en mairie.
Mes objections, tout comme celles des habitants de Saint Jean et des environs sont largement justifiées par l’avis de la MISSION RÉGIONALE d’AUTORITE ENVIRONNEMENTALE qui souligne que certaines des conclusions dans l’enquête, quant à la démarche "Éviter, Réduire, Compenser", ne sont pas argumentées ; qu’il est donc impossible d’émettre un avis sur leur prise en compte par le projet, pas plus que celle des dispositions de la Charte du Parc Naturel Régional du Livradois-Forez n’est garantie au vu du dossier.

De plus, les propos lénifiants de la SPL ne sauraient nous faire oublier la menace latente de l’installation d’une station d’enrobage. L’AGENCE NATIONALE de SÉCURITÉ SANITAIRE a reconnu le risque cancérogène du bitume et même si les riverains ne doivent pas être directement exposés au contact, la dispersion à tous vents de Composés Organiques Volatiles et de dioxyde de souffre constitue, à long terme, une menace pour la santé publique (certains articles de presse évoquent même un scandale sanitaire comparable à celui de l’amiante).
La SPL nous assure de l’innocuité de ces rejets, mais les scandales récemment causés par les industriels (SANOFI, LACTALIS, VOLKSWAGEN, SERVIER...) nous contraignent à prendre ses propos avec la plus grande circonspection.
En conclusion, les habitants de St Jean des Ollières et des environs refusent l’extension des activités de la carrière et surtout l’installation d’une centrale d’enrobage (même mobile, et même par intermittence) aujourd’hui comme demain.

Message du 13 juillet 2018 - Mme PELISSIER

N’ayant put me rendre en mairie pour signer le registre, je vous confirme mon oppositon au projet de "RENOUVELLEMENT ET EXTENSION
DE LA CARRIÈRE DE SAINT-JEAN-DES-OLLIÈRES".