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Méthodes de lutte

La lutte raisonnée, une diversité d’outils à combiner, dès la détection des premiers foyers

A. Surveiller

Pour être efficace, la lutte doit être initiée précocement, dès les premiers foyers isolés dans les parcelles.

B. Combiner les différentes méthodes de lutte :

  • Favorisation de la prédation : entretien et/ou plantation de haies, pose de perchoirs pour les rapaces, gestion du couvert végétal
  • Dérangement : travail du sol et pâturage qui endommagent le réseau de galeries, associés à une lutte contre les taupes (piégeage ou chimique) qui créent des galeries
  • Lutte directe à basse densité : piégeage, lutte chimique

Source : FDGDON 63

METHODES ALTERNATIVES

Source : BSV Prairies Auvergne Septembre 2016

METHODES DIRECTES
1. le piégeage

Source : BSV Prairies Auvergne Juillet 2017

Retrouvez en vidéo l’action de piégeage menée sur la zone Natura 2000 du Pays des Couzes (63)

2. la lutte chimique à la bromadiolone

La lutte contre le campagnol terrestre est réglementée par l’arrêté du 14 mai 2014 relatif au contrôle des populations de campagnols nuisibles aux cultures ainsi qu’aux conditions d’emploi des produits phytopharmaceutiques contenant de la bromadiolone.

Les 9 grands axes pratiques de la lutte cités dans l’arrêté sont listés ci-dessous :

  • Mise en place de méthodes alternatives (perchoirs, haies, piégeage, nettoyage des refus, pâturage,...) obligatoire. La méthode chimique est complémentaire.
  • Seuil d’interdiction (*) : plus de 33 % d’infestation (50% pour les exploitations engagées en contrat de lutte)

  • Quantité d’appât à base de bromadiolone appliquée : ne doit pas excéder 7,5 kg/ha
  • Longueur de la raie de charrue : doit être inférieure à 15 mètres
  • Avis de traitement : doit obligatoirement être déposé à la FREDON Auvergne par le président du GDON concerné par les traitements, au moins 72 heures ouvrées avant le début des opérations, et ce, dans tous les cas, que l’application soit réalisée à la canne à blé ou à la charrue
  • Ramassage des cadavres : obligatoire
  • Certiphyto : obligatoire
  • Formation obligatoire pour toute personne n’ayant jamais lutté à basse densité
  • Registre traçabilité : obligation de noter dans le registre, pour chaque parcelle, date de traitement, n° ilôt, quantité d’appât utilisée par ha, dose employée par ha, date de réalisation de la diagonale, résultat de la diagonale

(*) Précisions sur le seuil d’interdiction : avant tout traitement, l’agriculteur doit réaliser un comptage afin de connaître le degré d’infestation de la parcelle à traiter, et conserver une trace du résultat du comptage sur le registre phytosanitaire de l’exploitation. Le comptage est valable pour une durée de 15 jours. Au-delà, un nouveau comptage doit être réalisé. Lorsque le seuil de 33 % d’infestation est dépassé, il est interdit de traiter chimiquement la parcelle.

Source : BSV Prairies Franche-Comté Juillet 2016

C. Lutter collectivement dans le cadre du Groupement de Défense contre les Organismes Nuisibles (GDON) local

D. L’accompagnement du coût de la lutte par le FMSE (Fonds de Mutualisation Sanitaire et Environnemental)

Les informations sont à retrouver sur le site internet du FMSE