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Le service national universel, un engagement fort au service de la cohésion

 

Engagement fort du Président de la République, le projet de Service National Universel
proposera aux jeunes Français, filles et garçons, un moment de cohésion visant à recréer le socle d’un creuset républicain et à transmettre le goût de l’engagement.

Le SNU n’est pas le rétablissement du service militaire, suspendu en 1997.

Les objectifs assignés au SNU sont au nombre de trois :

  • cohésion sociale et territoriale ;
  • prise de conscience, par chaque génération, des enjeux de la défense et de la sécurité nationale ;
  • développement de la culture de l’engagement.

Le SNU doit favoriser le brassage social et territorial et permettre à chaque jeune d’être acteur de sa citoyenneté.

Il s’agit de construire un projet de société qui vise à la transformer en impliquant les jeunes générations qui seront à la fois les bénéficiaires et, en partie, les organisateurs de ce projet.

Sa conception devra donc être collective. Une large place devra être accordée à l’innovation pour rendre ce dispositif attractif, et qu’il puisse donner lieu à une réelle reconnaissance de l’engagement.

Il ne saurait, enfin, être question de définir un parcours rigide et obligatoire, qui ne répondrait ni aux objectifs des pouvoirs publics ni aux attentes de la jeunesse.

Les grands principes du Service National Universel

Le gouvernement a validé les grands principes d’architecture proposés par le groupe de travail, et notamment son organisation en deux phases distinctes.

La première phase du SNU, dans le prolongement de l’obligation scolaire, constituera
l’aboutissement du parcours citoyen, débuté a l’école primaire et poursuivi au collège et s’effectuera aux alentours de 16 ans.

Vécue par une classe d’âge entière quels qu’en soient l’origine, le sexe, le milieu ou le
territoire, cette phase comprendra une occasion de vie collective permettant a chaque
jeune de créer des liens nouveaux, d’apprendre une façon neuve de vivre en commun, de développer sa culture d’engagement pour affermir sa place et son rôle au sein de la société.

Elle sera aussi l’occasion de détecter les difficultés de certains jeunes (lecture, santé,
insertion, etc.) et d’y remédier par une orientation vers les dispositifs adaptés.

Dans un second temps, chaque jeune sera encouragé, notamment par des mesures
d’attractivité variées et ciblées, a poursuivre volontairement une période d’engagement
d’une durée d’au moins trois mois, liée a la défense et la sécurité (engagement
volontaire dans les armées, la police, la gendarmerie, les pompiers, la sécurité civile), a l’accompagnement des personnes, a la préservation du patrimoine ou de l’environnement ou encore au tutorat, sans que cette liste soit limitative. L’offre des différentes opportunités d’engagements, civils ou militaires, intégrera les volontariats existants et des propositions nouvelles, y compris celles qui émaneront des jeunes eux-mêmes. À titre d’exemple, l’actuel service civique sera l’un des moyens d’accomplir cette seconde phase du SNU.