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Le point sur les protocoles de participation citoyenne dans le Puy-de-Dôme

 

Le préfet Jacques Billant a signé ce jour un protocole de participation citoyenne pour un quartier de la ville de Cébazat. C’est l’occasion de faire un point sur l’avancement de cette démarche collaborative dans le Puy-de-Dôme.

 

Une démarche impliquant les citoyens

Cette démarche initiée en 2011 par le ministère de l’intérieur est basée sur l’engagement des habitants d’une même aire géographique dans une démarche collective visant à accroître le niveau de sécurité et de prévention de leur secteur de résidence.

Le concept vise à ce que la population concernée, associée aux acteurs locaux de la sécurité et à l’autorité judiciaire, avec le soutien et sous le contrôle de l’État, développe un comportement permettant de mettre en échec la délinquance.

À cet effet, le préfet s’engage aux côtés de l’autorité judiciaire et du maire, dans l’élaboration d’un protocole qui en fixe les modalités pratiques et juridiques, ainsi que les procédures de suivi, d’évaluation et de contrôle.

Un dispositif qui s’inscrit dans le cadre d’une sécurité partagée

L’efficacité d’un protocole de participation citoyenne repose sur deux principes indispensables :

  1. une analyse objective du contexte géographique et sociologique local en parteenariat avec les forces de police ou de gendarmerie. La participation citoyenne est en effet un outil particulièrement adapté aux communes et quartiers de zones péri-urbaines et pavillonnaires à forte concentration de résidences principales, où une partie de la population est présente dans la journée et où une certaine cohésion sociale préexiste.
  2. l’adhésion des élus concernés est un préalable à la mise en œuvre du dispositif, le maire de la commune étant notamment tenu d’organiser une réunion publique sur le sujet afin de s’assurer l’engagement de la population dans la démarche avant toute mise en place du dispositif. Des actions de sensibilisations menées localement par les élus et les forces de sécurité permettent d’apporter une expertise sur le sujet et de faire œuvre de pédagogie. La police municipale est bien entendu appelée à jouer un rôle central en la matière.

Un outils efficace

La majorité des retours d’expérience met en évidence une baisse significative de la délinquance d’appropriation (cambriolages) dans les secteurs où le dispositif a été mis en œuvre. La connaissance fine de leur environnement par les habitants qui s’engagent dans cette démarche permet une intervention ciblée et ajustée des forces de sécurité.

En combattant l’individualisme, en développant l’entraide et le soutien aux personnes vulnérables, cette démarche est résolument ancrée dans un engagement citoyen. Elle s’inscrit dans la large gamme d’outils de prévention de la délinquance déjà existants et à la disposition des maires pour contribuer à l’accroissement du sentiment de sécurité.

Les protocoles signés dans le Puy-de-Dôme

Dans le Puy-de-Dôme, 33 protocoles ont été signés majoritairement dans l’arrondissement de Clermont-Ferrand. Les protocoles peuvent concerner soit une ou plusieurs rue(s), un ou plusieurs quartier(s), une zone ou la totalité de la commune.

En zone police : 5 communes / 18 protocoles :

  • Lempdes (11 protocoles pour autant de secteurs signés entre fin 2014 et fin 2016) ;
  • Pérignat-les-Sarlièves (3 protocoles pour autant de quartiers signés 2016 et 2017) ;
  • Chamalières (1 protocole pour 2 quartiers signé en janvier 2017) ;
  • Cébazat (2 protocoles signés en avril 2017 et juin 2018) ;
  • Le Cendre (1 protocole signé en avril 2018).

En zone gendarmerie : 8 communes / 15 protocoles :

  • Pont-du-Château (1 quartier pour un quartier signé en mars 2015) ;
  • Nohanent (1 protocole pour 4 quartiers signé en février 2016) ;
  • Chateaugay (1 protocole pour la commune entière signé en février 2017) ;
  • Authezat (1 protocole pour la commune entière signé en juin 2017) ;
  • Saint-Bonnet-près-Riom (1 protocole pour une avenue signé en juillet 2017 / arrondissement de Riom) ;
  • Lezoux (1 protocole pour 9 sites signé en février 2018 / arrondissement de Thiers) ;
  • Chambaron-sur-Morge (1 protocole pour la commune entière signé en février 2018 / arrondissement de Riom) ;
  • Orbeil (1 protocole pour la commune entière signé en mars 2018 /arrondissement d’Issoire) ;
  • La Roche Noire (1 protocole signé en juin 2018) ;
  • Charbonnières-les-Vieilles (1 protocole en mai 2018) ;
  • Puy-Guillaume (1 protocole signé juillet 2018) ;
  • Seychalles (1 protocole signé en avril 2018) ;
  • Pérignat-ès-Allier (1 protocole signé en juin 2018) ;
  • Enval (1 protocole signé en août 2018) ;
  • Le Crest ( 1 protocole signé en juin 2018).

Par ailleurs 22 communes ont fait part de leur intérêt pour le dispositif (prise de contact avec la brigade ou le commissariat local, organisations des premières réunions d’information...) :
en ZPN : Ceyrat, Beaumont, Aulnat, Gerzat ;
en ZGN : Blanzat, Chappes, Châteldon, Charnat, Prompsat, Saint Laure, Pont-du-Château, Orléat, Orcet, Malintrat, Davayat, Maringues, Thiers, Blanzat, Volvic, Manzat, Pessat-Villeneuve, Brassac-les-Mines ;