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Le bilan de la sécurité en 2016 dans le Puy-de-Dôme a été présenté

 



Le 7 février 2017, Danièle POLVE MONTMASSON, Préfète du puy-de-Dôme a présenté le bilan de la sécurité en 2016 dans le département, en compagnie des représentants des forces de sécurité et du Procureur de la République de Clermont-Ferrand, Eric MAILLAUD.

Vous trouverez ci-dessus quelques extraits de ce bilan


Atteintes volontaires à l’intégrité physique : un chiffre en baisse en 2016

 

Les violences physiques crapuleuses sont en baisse de -3,36%.
Les violences physiques non crapuleuses baissent de -1,74%.
Au sein de ces violences non crapuleuses, l’indicateur coups et blessures volontaires reste un sujet de préoccupation sérieux.
Le nombre de faits en 2016 se situe néanmoins en dessous du chiffre de 2014 (1514 faits), année de référence en terme de baisse des faits enregistrés. Le Puy-de-Dôme reste en deçà de la moyenne nationale avec 2,33 victimes pour 1000 habitants (3,48 pour 1000 au niveau national).

Cet indicateur comptabilise uniquement les atteintes physiques ayant une certaine gravité (interruption temporaire de travail ITT supérieure à 8 jours) et / ou la qualité de la victime (conjoint, personne vulnérable...). De ce fait, les chiffres enregistrés par les forces de sécurité ne reflètent pas la totalité des délits ou des crimes. De plus, les enquêtes de victimation révèlent qu’une grande partie des victimes ne sont pas connues de la police ou à la gendarmerie. En effet, il est admis au niveau national que 40% des coups et blessures volontaires sont des violences intra-familiales touchant des populations particulièrement vulnérables pour lesquelles les victimes ne déposent pas toujours plainte. Le travail des forces de l’ordre est aussi d’oeuvrer à réduire la difficulté de dénonciation des atteintes et de faciliter l’enregistrement des faits de délinquance

Ce type de violences appelle un traitement différent de celui des violences sur la voie publique. L’action de l’Etat s’effectue à deux niveaux : la prévention des violences et la prise en charge des victimes. Des dispositifs d’aide spécifique pour les victimes existent : l’intervenante sociale en police et en gendarmerie, qualifiée pour la prise en charge des victimes ou encore le téléphone grave danger (3 téléphones de ce type ont été mis en place dans le Puy-de-Dôme).


Délinquance d’appropriation : recrudescence des cambriolages mais stabilisation des vols de véhicules et baisse des vols avec violence

 

L’année 2016 est marquée par une augmentation des faits de cambriolages de logement et de vols de véhicules.
La hausse du nombre de cambriolages (et de tentatives de cambriolages) constatée en 2015 s’est poursuivie sur l’année 2016. Cette augmentation a été régulière et concerne tous les mois de l’année avec une exception sur le mois de mai où la courbe est inversée (baisse de 2 faits). Le phénomène touche particulièrement l’agglomération clermontoise et ses environs. Rapporté au nombre d’habitants du département (chiffre de référence : 644 216 habitants) l’augmentation entre 2015 et 2016 est de 1,19 pour mille habitants. Le nombre de victimes de cambriolages dans le Puy-de-Dôme en 2016 se situe à 4,48 pour mille habitants.

La mobilisation des forces de l’ordre a permis l’élucidation de nombreux faits en fin d’année 2016. Ainsi, du 1er janvier au 30 novembre 2016, le taux d’élucidation pour les cambriolages commis dans les zones de compétence police nationale est en progression de 16 % par rapport à la même période en 2015. Des interpellations continuent d’être effectuées.


Les vols avec violence en baisse en 2016 :

Ces chiffres sont en partie imputable à l’important déploiement des forces de l’ordre sur le terrain suite aux attentats. Cette visibilité accrue, notamment dans les centre-villes, des forces de l’ordre et des patrouilles militaires dans le centre de Clermont-Ferrand a eu un effet dissuasif sur la commission des actes crapuleux.

Au delà des chiffres, ce bilan appelle une nouvelle fois à la mobilisation citoyenne, qui conjuguée au travail des forces de l’ordre, est des éléments prépondérants de la lutte contre les délits d’appropriation de toute nature. Au-delà du développement des dispositifs de vidéo-protection (1) qui sont très efficaces, l’opération « tranquillité vacances », menée en partenariat par les forces de sécurité intérieure et les polices municipales est de plus en plus souvent mise en action. Le développement du dispositif de « participation citoyenne » (2) donne de très bons résultats en incitant la population, mieux sensibilisée à la solidarité de voisinage, à adopter des actes élémentaires de prévention (surveillance mutuelle des habitations en l’absence de leurs occupants, ramassage du courrier, signalement aux forces de l’ordre des faits d’incivilités, des démarcheurs etc.). À titre d’exemple, les personnes interpellées le 12 décembre ont été surprises après la commission d’un méfait, par des sapeurs-pompiers en tournée de vente de calendriers. Le réflexe de ces derniers qui ont relevé le numéro d’immatriculation du véhicule utilisé et l’information fournie aux gendarmes a permis d’identifier et d’interpeller les auteurs.


Focus sur la Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP) et sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPPV) : une baisse constante des faits de délinquance, un sentiment d’insécurité toujours prégnant

 

Depuis 2012, l’action partenariale des différents services de l’Etat, de la Mairie de Clermont-Ferrand et des acteurs locaux (associations, bailleurs...) se traduit par une baisse constante des faits de délinquance
Malgré ces chiffres encourageants, un sentiment d’insécurité perdure notamment dans le quartier Saint Jacques où les commerçants souffrent particulièrement de l’appropriation de l’espace


Sécurité routière : un bilan préoccupant malgré la légère baisse de la mortalité

 

Le nombre d’accidents survenus dans le Puy-de-Dôme en 2016 est quasi-identique à celui de 2015 et, bien que le nombre de tués soit plus faible qu’en 2015, il est le plus élevé de la période 2011-2014.
Le nombre de blessés hospitalisés est aussi en augmentation notable de +16 % par rapport l’année dernière.
Il est à noter, comme l’année dernière, une forte proportion de seniors parmi les victimes puisqu’ils
représentent 40 % des tués. Les 18-24 ans représentent 20 % des tués. 40 % des tués étaient des usagers vulnérables. Parmi eux, 6 piétons, 2 cyclistes et 8 deux-roues motorisés.

L’alcool est impliqué dans 1/3 des accidents mortels, de même que la vitesse. La somnolence ou les malaises sont rencontrés dans 1 accident sur 5. Parmi les tués VL, 1 sur 4 ne portait pas la ceinture. Le non-port étant dans la majorité des cas associé à la présence d’alcool.

Consulter le texte complet du dossier de presse (format pdf - 205.9 ko - 07/02/2017)

 

A noter
Depuis 2012, le ministère de l’intérieur a engagé une réforme ambitieuse dont l’objectif principal est clair : rendre compte, fidèlement, en toute transparence, de la délinquance enregistrée par les services de police et de gendarmerie, et permettre par là-même d’orienter de façon pertinente leur activité pour la rendre plus efficace. Cette réforme a pris pleinement effet en 2015.

En 2014 le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a été créé et confié à des professionnels de cette science exigeante.
Après une période d’interruption inhérente à la mise en service des nouveaux outils, le SSMSI a donc démarré, depuis le début 2016 la diffusion de données localisées, correspondant aux lieux de commission des faits de délinquance enregistrés pour les faits les plus fréquents et les mieux pris en compte.