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La Roche-Blanche : 15 familles relogées suite à une nouvelle expertise sur la falaise

 

À la suite d’une réunion qui s’est tenue ce matin à la mairie de La Roche-Blanche en présence de Christophe Carol, directeur de cabinet de la Préfète, Gérard VIALAT, maire de La Roche-Blanche (Puy-de-Dôme) a pris cet après-midi un arrêté de péril imminent entraînant l’évacuation de 15 familles habitant en contre-bas de la falaise surplombant la commune.

Suite à l’effondrement le 1er août dernier d’une partie importante de cette falaise, la commune a effectué des démarches pour faire analyser en détails la solidité de cet édifice calcaire de 200 mètres de long percée de grottes troglodytes. Les experts mandatés ont ce 17 décembre, identifié une faille importante dans la falaise susceptible de provoquer à court terme, l’éboulement de presque 2000 mètres cubes de roches.

Après avoir délimité un périmètre d’habitations pouvant être impactées, la mairie a tenu une réunion publique mercredi 18 décembre à destination des habitants concernés afin de les informer de la situation et d’étudier avec eux les possibilités de relogement de chacun.

15 familles sont impactées, ce qui représente 29 personnes. 21 d’entre elles ont une solution de relogement personnelle, 8 sont prises en charge par la mairie dans des hôtels, gîtes ou appart’hôtels. La majorité des habitants est déjà relogée à l’heure actuelle.

L’État accompagne la mairie depuis le début dans la gestion de cette crise. Les services opérationnels apportent un appui technique notamment les gendarmes qui sont mobilisés pour la surveillance quotidienne de la zone et de ses habitations. De leur côté, la Direction départementale des territoires accompagne la municipalité dans le financement de leurs actions principalement au travers du Fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) dit « Fonds Barnier ». Ce dernier prend en charge certaines dépenses telle que les loyers pour les relogements ou encore une partie des travaux de sécurisation.

Les sapeurs-pompiers interviennent eux en conseillers techniques sauvetages et déblaiements.

L’arrêté permettant l’évacuation a été pris pour, au minimum, un mois. Durant cette période, l’entreprise mandatée par la mairie va étudier des solutions de sécurisation du site. Plusieurs pistes sont à l’étude, solutions d’écrans, micro-minage, etc. Elles seront étudiées avec pour objectifs de limiter la gêne pour les habitants, tout en garantissant une sécurité maximale et pérenne.


Le périmètre concerné est évidemment fermé et il est rappelé qu’il est formellement interdit d’y pénétrer au vu de la fragilité de la roche.