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La police de sécurité du quotidien dans le Puy-de-Dôme

 

Le 8 février dernier, M. Gérard COLLOMB, Ministre de l’Intérieur, a présenté la police de sécurité du quotidien (PSQ) : il s’agit de mieux lutter contre l’insécurité, vécue ou ressentie, en replaçant le service du citoyen au coeur de l’action des forces de sécurité.


En zone gendarmerie, les renforts annoncés pour le Puy-de-Dôme viendront développer la fonction de contact avec la population

Le ministre a annoncé des renforts d’effectifs dans 20 départements. Le Puy-de-Dôme fait partie des territoires retenus.

Ces renforts doivent permettre de répondre aux priorités identifiées sur notre territoire :
renforcer l’interactivité avec la population ;

  • assurer la sécurité des mobilités ;
  • accompagner les entreprises et les industries ;
  • créer des groupes de contact dans les compagnies de Clermont-Ferrand, Riom et Ambert.

Cette fonction de contact des gendarmes se développe déjà depuis le début de l’année, avec la création d’unités dédiées. Les renforts annoncés permettront d’amplifier la mission de contact, en accompagnant mieux :
- le public, avec la création d’une main courante gendarmerie opérationnelle depuis le 1er février ;
- les entreprises, avec la création d’une brigade numérique au 1er février qui facilite la pré-plainte et bientôt la plainte en ligne, notamment pour les victimes de fraudes bancaires ; mais aussi avec la possibilité de faire appel aux gendarmes pour être conseillées dans leurs plans de sécurisation.

Enfin, pour davantage d’efficacité, tous les gendarmes de terrain sont désormais équipés de smartphones (560) et tablettes Neogend (96). Ces moyens permettent au gendarme de disposer de tous ses outils et bases de données professionnelles en temps réel sur le terrain.

En zone urbaine, les policiers seront plus présents sur le terrain et recentrés sur leurs missions prioritaires

D’ici la fin de l’année 2020, 60 quartiers de reconquête républicaine recevront des moyens accrus pour renforcer la présence des forces de sécurité, accentuer la lutte contre la délinquance organisée et les trafics de stupéfiants et développer la coproduction de sécurité.

Aucun de ces quartiers n’a été identifié dans le Puy-de-Dôme.

Les policiers du Puy-de-Dôme bénéficieront toutefois de plusieurs mesures nationales, avec le lancement d’un vaste mouvement de simplification et de dématérialisation de la procédure pénale, la forfaitisation de certaines infractions, la suppression de certaines tâches administratives ou encore l’accélération du déploiement des outils numériques au service de la population.

De plus, leur équipement en smartphones et en tablettes numériques Neo se poursuit dans le Puy-de-Dôme : 64 tablettes et 70 smartphones sont déjà en service. 97 équipements supplémentaires seront livrés cette année.

De surcroit, la direction départementale de la sécurité publique du Puy-de-Dôme travaille localement sur plusieurs objectifs de la police de sécurité du quotidien :

- renforcer les partenariats : il s’agit par exemple de la sécurisation accrue des transports de l’agglomération clermontoise, en lien avec les services de l’autorité organisatrice ; de la sécurisation des zones commerciales en lien avec les commerçants et leurs représentants ; des zones d’habitations denses en lien avec les bailleurs sociaux ;
- réaliser des diagnostics de sécurité partagés avec les usagers et les partenaires, pour améliorer l’action de terrain et développer les contacts avec la population dans les secteurs les plus exposés à la délinquance.

Des partenariats renforcés avec les élus

L’ensemble des ces actions ne pourra qu’aller de pair avec des partenariats renforcés, à l’échelle des communes ou des intercommunalités : le préfet du Puy-de-Dôme a donc mobilisé cette semaine, en lien avec l’autorité judiciaire, les maires des communes les plus importantes en nombre d’habitants pour réunir au plus vite les comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. L’objectif des CLSPD sera d’arrêter rapidement les modalités de mise en oeuvre de cette nouvelle police de sécurité du quotidien.


Pour mémoire, la PSQ avait fait l’objet, en novembre dernier, d’une concertation nationale afin d’entendre les propositions et les retours d’expériences du terrain, via des réunions mais également par l’intermédiaire d’un questionnaire remis aux policiers et gendarmes.

Dans le Puy-de-Dôme, 15 réunions d’échanges avaient été organisées, rassemblant près de 300 participants au total : forces de sécurité, élus, organisations représentatives de la police et instances de concertation de la gendarmerie, polices municipales, acteurs de la sécurité privée et des transports, associations etc. Ces réunions avaient fait émerger des propositions qui ont alimenté la réflexion sur la définition de la police de sécurité du quotidien.