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Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : l’État mobilisé

 

Le 25 novembre est la "Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes". La lutte contre ces violences est une des grandes préoccupation du Gouvernement. Cette lutte se traduit par des actions concrète à l’échelle du département du Puy-de-Dôme.

Hébergement d’urgence

Suite au Grenelle des Femmes Victimes de Violences, 30 places d’hébergement d’urgence dédiées aux femmes victimes de violences ont été créées (ce qui veut dire que ces places ne sont occupées que par des femmes victimes de violences), ce qui porte la capacité actuelle à 56 places d’hébergement d’urgence.

Ces nouvelles places ont été créées dans deux structures, dont l’une est exclusivement dédiée aux femmes vulnérables. Elles sont accessibles 24h/24 et tous les accueillants, même les veilleurs de nuit, sont formés pour un accueil de qualité qui prennent en compte la spécificité de ce public. Les personnes sont orientées par le 115, et un numéro de téléphone a été créé pour un accès privilégié des professionnels au 115 dès qu’il s’agit d’une situation de violence conjugale.

Au-delà du temps de l’urgence, des places ont également été créées en logement temporaire (+ 7 places, portant la capacité actuelle à 27 places), pour les femmes qui ont besoin de poursuivre un accompagnement, avant d’accéder à leur propre logement.

Intervenant social Police/Gendarmerie (ISCG)

Les ISCG ont pour mission l’accueil, l’écoute et l’orientation des victimes d’infractions pénales. Elle doit notamment prévenir les violences intrafamiliales. Elle représente un « maillon » entre les forces de sécurité intérieure, les secteurs sociaux, judiciaires et/ou médicaux et apporte une contribution majeure à la détection, à la prévention et à la prise en charge des détresses sociales.

Le déploiement des ISCG fait partie des mesures du Grenelle de lutte contre les violences conjugales. Dans le Puy-de-Dôme, l’amélioration de ce dispositif se traduit par une augmentation du nombre d’ISCG qui passe de une à trois personnes en 2020. Ce renforcement a été rendu possible grâce à une volonté commune de l’État, du Conseil Départemental, de la Métropole Clermont Auvergne ainsi que de la ville de Clermont-Ferrand qui ont contribué au financement de ces 2 nouveaux postes.

Convention taxi

Une convention signée le 21 novembre 2019 en Préfecture, entre l’État, l’association « SOS Voyageurs – Aide en gare » et vingt compagnies de taxi vise à l’organisation du transport des femmes victimes de violences.

La prise en charge de nombreuses femmes victimes de violences conjugales, accompagnées parfois de leurs enfants, est souvent freinée par des problèmes de mobilité surtout lorsqu’elles habitent loin de l’agglomération clermontoise. Certains déplacements sont inévitables, qu’il s’agisse d’effectuer des démarches dans le cadre d’une procédure médico-judiciaire ou d’accéder à un lieu d’hébergement d’urgence pour lesquelles les structures spécialisées se situent à Clermont-Ferrand.

Pour pallier ce problème, un fonds de mobilité versé par l’État, a été confié à la gestion de l’association « SOS Voyageurs – Aide en gare » chargée du remboursement des déplacements effectuées par les compagnies de taxi.

Entre janvier et septembre 2020, 46 mises à l’abri ont été effectuées. Par ailleurs, ce dispositif a été très utile durant la période du premier confinement puisqu’il a bénéficié à plus d’un quart des victimes.

Les numéros d’urgence

Partout en France

Le 3919, numéro d’écoute national est toujours en service, du lundi au samedi de 9h à 19h. L’appel est gratuit, anonyme et ne laisse pas de trace sur les factures téléphoniques. En cas d’urgence, les victimes de violences conjugales peuvent contacter le 17 ou le 114 par sms.

La plateforme de signalement des violences sexuelles et sexistes, disponible sur www.arretonslesviolences.gouv.fr, est accessible 24 h/24, 7 j/7. Elle permet aux victimes de dialoguer en direct et de manière anonyme avec des policiers et des gendarmes spécialement formés et de pouvoir bénéficier d’assistance et de conseils. En période de confinement et selon les besoins, la plateforme est renforcée.

Le 114 peut être contacté par les personnes victimes de violences par SMS. À l’origine destiné aux personnes sourdes et malentendantes, le 114 a été étendu aux victimes de violences intrafamiliales que seraient confinées, sans possibilité de parler au téléphone.

Enfin, grâce à une collaboration avec l’Ordre national des pharmaciens, les victimes peuvent s’adresser à leur pharmacien de quartier qui alertera les forces de l’ordre pour une prise en charge rapide.

Dans le Puy-de-Dôme