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H5N8 : mesures à l’attention des détenteurs de volailles dans un élevage commercial

 

À la suite de la découverte de plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever, dès le début du mois de décembre, le niveau de risque vis-à-vis de la maladie à "élevé" sur l’ensemble du territoire national. Ce choix a également été motivé par l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus.

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national pour les élevages, à savoir :

  • renforcement des mesures de biosécurité, avec un confinement de vos animaux, ou une mise sous filet. Des dérogations sont possibles pour des raisons de bien être animal, de technique d’élevage, ou de contraintes liées à des cahiers des charges répondant à un signe officiel de qualité. Cette dérogation peut être accordée par la direction départementale en charge de la protection des populations,
  • réduction des parcours extérieurs afin d’éviter que se trouvent à proximité des points d’eau naturel, des cours d’eau, des mares, tous rassemblements de volailles vivantes, et en particulier des marchés, sont possibles sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau et entre les volailles issues de différents élevages. Dans le cadre de la mise en place des mesures de biosécurité sur votre élevage relatif à l’arrêté du 8 février 2016 :
  • des fiches de biosécurité sont à votre disposition auprès de l’ITAVI et disponible sur le site Internet de la chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme,
  • des formations sont disponibles auprès de la chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme (VIVEA).


Quelles sont les mesures sanitaires que je dois prendre depuis le passage en risque élevé ?

Des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles. La bonne gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.

Quelle que soit la situation géographique :

renforcement des mesures de biosécurité pour prévenir le risque de diffusion de la maladie en protégeant l’accès à l’alimentation, à l’abreuvement, aux silos et stockage d’aliment,
hors zones réglementées ce qui est le cas actuellement pour le département du Puy-de-Dôme, le transport d’oiseaux vivants reste autorisé à condition de ne pas traverser une zone de protection ou de surveillance,
alerter le vétérinaire en cas de toute mortalité anormale,
interdiction d’utiliser les eaux de surfaces (eau de mare, de ruisseau, de pluie…) pour le nettoyage de mon élevage et l’abreuvement des animaux,
pour rappel, le plan de biosécurité doit être obligatoirement mis en place dans tous les élevages depuis le 1er juillet 2016 au regard de l’arrêté du 8 février 2016.

Par ailleurs, si vous êtes détenteurs de gibiers à titre privé ou commercial :

  • pour les déplacements : Les appelants pour la chasse au gibier d’eau ne peuvent être déplacés ni transportés afin d’éviter le risque de contamination des appelants et de propagation de l’infection.
  • pour les lâchers : Pour les palmipèdes, la chasse est interdite, sans dérogation possible.
  • Le lâcher de tout gibier à plumes est à éviter : aucune dérogation n’est possible pour les canards colverts, les lâchers de perdrix et de faisans peuvent être autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants. Pour les lâchers, le détenteur s’engage : au respect des mesures de biosécurité de l’arrêté du 1er août 2006, à favoriser les facteurs permettant un taux de prélèvement élevé (chasse), à pratiquer les lâchers avec le maximum d’éloignement des zones de chasse au gibier d’eau visées.
  • Les lâchers de pigeons sont interdits.

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