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Campagnol terrestre : le point un an après la mise en place du comité de suivi "Massif central"

 


Pour la troisième fois en 2016, mercredi 07 décembre, Danièle Polvé-Montmasson, Préfète du Puy-de-Dôme chargée de la coordination du Massif Central sous l’autorité du Préfet de Région Auvergne-Rhône-Alpes a réuni le comité de suivi « lutte contre le campagnol terrestre ». Ce comité a été installé en décembre 2015 afin de coordonner la lutte contre ce nuisible sur le territoire du Massif Central.

Il s’agissait de faire un point sur l’avancement du plan d’action « Massif » arrêté lors du dernier comité.

La gouvernance et l’animation ont été renforcées grâce à deux embauches : une chargée de mission recrutée par le SIDAM, qui travaille en association avec les chambres d’agriculture et les autres instances professionnelles agricoles ; l’État a également renforcé ses moyens par le recrutement d’une chargée de mission à la direction départementale des territoires du Puy-de-Dôme, qui intervient à la fois dans le Puy-de-Dôme et dans le Cantal. Le transfert entre les territoires concernés des réflexions, des méthodes innovantes et des nouveaux outils mis en œuvre par chacun d’eux, en sera facilité.

Concernant les plans de lutte locaux, des arrêtés préfectoraux départementaux ont été pris dans 6 départements du Massif Central. Le financement des actions pourra s’effectuer notamment via le fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE). Le co-pilotage Etat / profession / financeurs de chaque plan local est également en place et actif, avec des réunions régulières des comités départementaux de pilotage.

De nombreuses actions novatrices de terrain ont été engagées :
- le test de la glace carbonique
- l’amendement organique à base de tourteau de ricin
- le décompactage profond des prairies
- un nouvel outil de surveillance des taupes et des campagnols, dont la vocation est d’être déployée sur la France entière
- des approches spatiales innovantes
- des luttes coordonnées sur des territoires homogènes, utilisant un panel complet d’outils efficaces
- la restauration et le maintien de flore prairiale diversifiée

La majorité de ces programmes a été engagée à l’automne ou démarrera tout prochainement. Certains programmes sont même bien avancés, donnant des résultats qui permettent d’espérer des suites concrètes ou bien, au contraire, d’exclure dores et déjà des pistes inadaptées ou inefficaces. Par exemple, la glace carbonique ne semble pas adaptée à la lutte contre les campagnols terrestre . A l’inverse, la maquette de saisie du nouvel outil de surveillance, quasiment finalisée, se révèle répondre aux attentes de ses futurs usagers.

Pour ce qui est de la recherche fondamentale, les différentes pistes qui avaient été arrêtées lors du dernier comité sont entamées ou en cours de démarrage. Il s’agit de :
- travail sur l’immuno-contraception
- recherche sur de nouvelles molécules campagnolicides respectueuses de l’environnement et notamment de la faune sauvage non cible
- travail sur les phéromones
- analyse des causes du déclin brutal des pullulations.

Les financements envisagés lors du précédent comité pour soutenir ces différentes actions se confirment, soit plus de 700 000 € pour l’Etat. Le plan d’action présenté au printemps 2016 est donc déployé et entre dans sa phase opérationnelle. Sa mise en œuvre se poursuivra en 2017.

Sur le terrain, il faut malgré tout maintenir les efforts de surveillance et de lutte, plus particulièrement dans les territoires qui voient reculer la présence du campagnol. C’est dans ces périodes « calmes » que la lutte prend tout son sens et permet de limiter le retour ultérieur du campagnol.