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8 septembre 2016 : Signature de la 2e tranche du PIA Ville de Demain de Clermont-Ferrand

 

Danièle POLVE-MONTMASSON, Préfète du Puy-de-Dôme, Gil
VAUQUELIN, directeur régional Auvergne-Rhône-Alpes de la Caisse des Dépôts, Olivier BIANCHI Maire de Clermont-Ferrand et Président de Clermont communauté, Laurent BATTUT, Président du VALTOM,
Gérard DUHESME, Directeur du siège social du groupe MICHELIN et Dominique ADENOT, Président du Grand Clermont, ont signé, le 8 septembre 2016, la convention du Programme d’Investissements d’Avenir « Ville de demain » Tranche 2 (2016-2020), relative à l’Ecocité de Clermont Ferrand.

Par cette convention, le Programme d’investissements d’avenir a accordé au territoire une enveloppe de 7 238 000 € pour soutenir :
- les projets de gestion temporaire et expérimentale de gestion des friches du secteur Saint-Jean qui ambitionnent de réinvestir et d’animer des espaces anciennement occupés par des industries (projets portés par la Ville de Clermont-Ferrand) ;
- la réalisation d’un bâtiment bio climatique (label Bepos Effinergie) « objectif 0 carbone 0 énergie
fossile » pour accueillir le lycée Saint Jean (projet qui serait porté par le Conseil régional) ;
- le système d’alerte météorologique pour la prévention du risque d’inondation sur la Tiretaine
(projet porté par Michelin) ;
- la restauration de la biodiversité sur un corridor écologique majeur entre les puys de Bane, Anzelle et Crouël, avec notamment des actions sur les sites de Puy Long et de Gandaillat (projet porté
conjointement par la Ville de Clermont-Ferrand et le VALTOM) ;
- la construction d’une déchetterie « nouvelle génération » permettant une plus grande adaptabilité aux types de déchets et une meilleure valorisation (projet porté par Clermont-Communauté).

En 2009, la candidature de la Ville de Clermont-Ferrand à l’appel à projets national « ECOCITE », concernant le projet de requalification et de rénovation urbaine du quartier Saint-Jean, a permis au territoire du Grand Clermont de faire partie des lauréats sélectionnés pour leur « démarche résolument novatrice en matière de durabilité urbaine » au même titre que Marseille, Nantes, Bordeaux, Strasbourg, Montpellier, Rennes ou Grenoble… A ce titre, le territoire a perçu plus de 2,5 millions d’euros. En 2015, le
territoire a tout naturellement répondu au 2e appel à projets, grâce au soutien technique de l’agence d’urbanisme.

La stratégie prend appui sur le SCoT du Grand Clermont et le PDUI de Clermont communauté. Elle consiste à bâtir une métropole nature, qui assure un rôle d’équilibre à l’ouest de la nouvelle Région Auvergne Rhône-Alpes. Pour y parvenir, elle doit préalablement relever deux grands défis : consolider sa démographie en visant un accroissement de sa population de 50 000 habitants à l’horizon 2030 et maîtriser son urbanisation pour préserver un patrimoine paysager et environnemental d’exception et ne pas gaspiller des terres agricoles de très grande valeur agronomique.

La régénération urbaine du cœur métropolitain, marqué par d’importantes friches industrielles à reconquérir constitue l’un des enjeux de cette réussite. Le secteur Saint Jean à Clermont-Ferrand, laboratoire de l’EcoCité, concentre des initiatives innovantes et exemplaires tant d’un point de vue urbain, énergétique, social, écologique, économique, que par l’implication citoyenne des habitants. L’objectif est d’expérimenter de nouveaux modes de fabrication de la ville et des pratiques duplicables.

Grâce au programme « Ville de demain », l’Etat accompagne depuis 2010 des projets urbains exemplaires en termes d’excellence environnementale et d’innovation, portés par des acteurs publics ou
privés, dans des métropoles ou des grandes agglomérations. L’objectif de cette démarche partenariale est de développer des villes attractives et résilientes qui préservent l’environnement, la cohésion sociale et la qualité de vie de leurs habitants. Le Programme d’Investissements d’avenir, piloté par le Commissariat général à l’investissement, consacre 668 millions d’euros au niveau national à l’action « Ville de demain » gérée par la Caisse des Dépôts, dont 336 millions d’euros pour cette 2ème phase qui s’échelonne sur la
période 2016-2020.